mardi 9 août 2016

LE KATH: MOTEUR OU FREIN DE DEVELOPPEMENT POUR LA REGION DIANA!

Nul ne peut prétendre de ne pas voir le fléau du Kath dans la région DIANA (Partie Nord de Madagascar: Diego-Ambilobe-NosyBe-Ambanja). Aisés ou pauvres, fonctionnaires ou chômeurs, hommes ou femmes,vieux ou jeunes, il n'y a plus un classe d'age ou un rang social pour manger du Kath.

Je m'en souviens, quand il était encore 20 ans ,il n'y a que les hommes et souvent plus de 35 ans ,qui ont de niveau de vie assez modeste et surtout les citadins qui sont des consommateurs majeurs;et le nombre était encore assez bas. Mais depuis 2005, les consommateurs ne cessent d'augmenter et atteignent de plus en plus les jeunes moins de 18 ans, les gens de la brousse (les paysans), et surtout les lycéens et les étudiants. D'oùvient l'argent? Quels effets socio-économiques apporte t-il?
Ce phénomène devient une sorte de prestige et plaisir pour la population de la province d'Antsiranana.
Chaque après-midi, ils s’assoient en groupe de 5 ou plus, à l’ombre d’un arbre ou aux balcons, avec une bouteille d’eau glacée, des chewing-gum, des cola, des cigarettes, et une botte de khat dont ils mâchouillent les feuilles une par une jusqu'à l'heure de diner. Ils font des débats,ou des discussion de tout genre pour passer le temps. Donc, sur ce point, l'honoraire de travail par jour réduit en 5 heures, sans parler la concentration et la recherche d'idée pour le développement économique de la Région ou celui de Madagascar. Quel développement?
Du point de vue économique, en moyenne 1/10 population (estimation non exhaustive) est  un mangeur dépendant de Kath, un consommateur dépense au moins 5 000 Ariary (1.50 euros) par jour allant jusqu'à 30 000 Ariary(10 euros) selon l'endroit et la saison. Et l'insécurité? Les corruption dans des lieux de travail?
A noter quand même aussi à travers du Business du Kath, le nombre des vendeurs sont augmenté en 20 fois plus, les transporteurs, et le nombre des cultivateurs aussi.,il y a une machine derrière cette business. Des emplois ont été créés,  des taxes, redevances et ristournes ont augmenté en parallèle,  même si il y a encore quelques défaillances sur la réglémentation de la filière.
Tout d'abord, Kath arrive en majorité du village d’Antsalaka et de Joffreville. Son climat est de type humide et tempéré, son sol riche en FeMg, lui rendent très très favorable à l'agriculture.Le Kath devient une filière rentable et sûre (beaucoup de demande, existence pendant toute l'année et sans période de soudure). Les paysans ne cultivent plus que des Kath à la place des légumes et des rizières irriguées, par conséquent la Région de la DIANA a besoin d'exporter des légumes venant du centre pour fournir son marché (prix sur le marché augmente et détérioration du produits), alors qu'auparavant ce sont des premières villes fournisseuses de légumes et légumineuses de la région Nord)   
Sur le plan environnemental sur lequel, je m'intéressent beaucoup la filière Kath apporte des éffets néfaste.  La région est  assez abondante en forêt. Mais comme le nombre de cultivateurs ont augmenté, les surfaces défrichés ont augmenté chaque année,les recherches des nouveaux terrains sont de plus en plus fréquents . Et les cultivateurs utilisent des insecticides chimiques des fertilisants chimiques pour les sols,qui sont néfaste pour la santé de ces consommateurs et la santé de la nappe phréatiques.
A Madagascar, la culture, la vente et la consommation de khat ne sont ni interdites ni légalisées par la loi. Alors que des risques les plus graves peuvent courir les consommateurs (à long terme)en dépit d'œsophagite, un dysfonctionnement sexuel et un accident cardio-vasculaire.
Le kath: un fléau ou un mal nécessaire?




1 commentaire:

  1. Qui plus est, actuellement, le nombre de consommateurs ne cessent pas d'augmenter à une vitesse considérable. En effet, plus de 3 tonnes par jour de kath sortent d'Antsalaka.

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